Ma vie selon... moi !

20 juin 2017

Celui qui rit...

Alors que je me remettais doucement de mon état de bore-out, une petite âme nous a fait le doux plaisir de venir agrandir notre famille... Alors que l'Homme ne voulait pas de 3e enfant et y tenait mordicus, c'est finalement lui qui fut le plus serein et le plus accueillant à cette jolie nouvelle.

Mes antécédents de prééclampsie et mon utérus trop contractile obligent, j'ai profité de ma troisième grossesse sereinement à la maison, entourée de mes deux autres petits-plus-si-petits-que-ça. La nouvelle fut accueillie par mes deux loustics avec grande joie et ils furent persuadés que c'était une petite fille, malgré nos explications sur les lois de la nature... L'échographie vers 14 semaines sonna le glas de leur espérance et j'avoue avoir eu un pincement au coeur en apprenant que j'attendais finalement mon troisième garçon. J'ai versé quelques larmes pour nettoyer mon esprit de cette envie de fille, j'ai relativisé en espérant que mes soeurs me fassent une nièce et j'entrevoyais même déjà l'idée d'être peut-être un jour grand-mère d'une fille. C'est fou, parce qu'avant d'être maman, je voulais des garçons et puis finalement, l'idée de partager des choses plus féminines a commencé à germer en moi, cette envie de transmettre, d'éléver une future femme. Mais voilà, l'espace d'un jour, ce fut difficile, puis j'accueillais avec bonheur ce petit bébé, ce petit troisième garçon et toute la richesse qu'il allait sûrement nous apporter...

Nous avons mis un long moment pour choisir son prénom, et il fut décerné trois semaines avant sa naissance, un peu comme son moyen frère, alors nous l'avons gardé secret, même pour nos deux autres enfants (trop risqué qu'ils lâchent le morceau !). Nous avons tenté les listes chacun de notre côté, et quand on a confronté mes 25 choix contre ses 5 choix, sans aucun prénom commun, ce fut rude. Mais quelque part, nos enfants portaient des noms qui avaient été à chaque fois proposé par moi. Alors, je posai ma liste et pris celle de mon chéri pour essayer de "faire mien" l'un de ses prénoms. C'est finalement Isaac qui fut retenu, et son étymologie nous a aidé... Isaac, celui qui rit

La grossesse se passa finalement très bien, bien que ponctuée de grosses contractions régulières. Je me reposais, faisais attention mais j'étais sereine. Mes connaissances acquises au cours de ma vie de mère, ma formation de doula et mes lectures m'ont aidées, mais c'est aussi à ma sage-femme que je devais cette tranquilité, car elle m'a accompagné merveilleusement bien. Ma gynécologue, jeune femme dynamique et respectueuse, a été également une excellente partenaire.

A l'aube des 37 semaines, j'en étais là... Ouverte à 4 cm, prête selon tout le monde à accoucher d'un moment à l'autre...

 

♥ Voici son récit de naissance ♥

 

C'est avec beaucoup d'émotion que j'écris ici.

Je suis de ces mamans qui soutiennent de tout coeur l'AAD (Accouchement Á Domicile), tout en le regardant de loin, avec un sourire triste.

Pré-éclampsie et césarienne pour mon premier fils il y a neuf ans, les risques de récidive et l'avac m'ont amenée vers l'hôpital pour mon deuxième fils il y a cinq ans. Mon combat s'est surtout porté à l'époque sur l'accès à un accouchement respectueux. J'ai choisi la bonne maternité et les bonnes personnes pour vivre ce moment le plus naturellement possible.
Un petit troisième s'est invité il y a neuf mois... La question de l'AAD m'a effleurée, mais la frayeur de la récidive de pré-éclampsie a pris le dessus, je ne voulais pas risquer, ni faire risquer quoi que ce soit à la sage-femme qui m'accompagnait.

À partir de 37 semaines, la question s'est franchement posée, avec mon col déjà ouvert à 4 cm et des contractions fortes mais irrégulières. Une fois mes inquiétudes soulagées avec ma sage-femme, j'ai accepté l'idée qu'il puisse arriver si vite que ça soit à la maison, mais mon idée première restait d'aller à l'hôpital une fois le travail lancé.

Sauf que... sauf que le travail ne s'est jamais "lancé". À partir du lundi 2 janvier, j'ai senti que les choses évoluaient, ma gyné me prévenant ce jour-là de venir vite quand les contractions commençaient, mon col atteignant le 5cm doucement. Mais rien ne se lançait, les contractions avaient changé, se bornant à rester sensibles au niveau des hanches mais plus aucune douleur dans le ventre, le dos, ... Très aléatoires, parfois 5 en une heure, parfois deux sur la journée. Je désespérais un peu tout en me rassurant qu'on n'en était qu'à 39 semaines. J'attendais ce fameux travail...

15825739_1147434915371979_4117312890711830719_nEt puis vendredi 6 janvier, autour de 2h du matin... Je m'étais couchée dans le canapé, prête à passer ma énième nuit à guetter, quand une contraction plus longue, plus violente s'est terminée en un gros CLAC avec ma poche super blindée qui explose littéralement dans mon training. J'appelle vite mon homme et me rue dans la salle de bain, ma seule préoccupation est de voir la couleur des eaux. Elle est nickel, claire. J'appelle ma SF pour lui dire de démarrer, d'abord vers chez moi, peut-être de bifurquer vers la maternité si ça se lance entre-temps. J'enchaîne deux trois contractions hard, mon chéri s'occupe de l'intendance, appelle sa mère pour garder les petits (elle habite à côté), vient me soutenir aussi entre-deux. Et puis la sensation change rapidement et je me rends compte que mon corps pousse ! J'appelle mon homme, lui dit de prévenir ma SF. Je l'entends lui dire "elle commence à pousser, alors je crois qu'on va aller à la maternité", ce sur quoi je reponds "ooooh non, non, je ne bouge plus !!!". Mes poussées s'intensifient et je commence à crier. Je suis à genoux sur le carrelage, et accrochée au coffre de mes grands-parents installé là, j'y puise ma force. Bébé descend bien, je ressens tout, je suis totalement dans l'instinct. Mais quand je vois ma sage-femme arriver d'un coup, mettre vite ses gants, un immense soulagement s'empare de moi, une force plus grande arrive et je pousse jusqu'à sortir sa tête. Quelle sensation...le voilà ce soulagement que j'ai tant lu dans des récits, quand son petit corps glisse hors de moi, je me sens légère et forte à la fois. Ma fée me passe mon bébé entre les jambes et je le découvre, je suis totalement abasourdie. En plus de l'énorme élan d'amour que je ressens, c'est la réalité qui vient à moi : j'ai accouché chez moi, j'ai accouché moi-même.

La boucle est bouclée, neuf ans après une première maternité douloureuse et violente, comme les neuf mois d'une grossesse, je termine mon chemin de mère par un acte magnifique et merveilleux. Je n'ai pas encore fini de remercier mon troisième fils, Isaac, pour ce présent incroyable qu'il m'a fait.

♥ Épilogue ♥

Isaac a, à présent, cinq mois... J'ai repris le chemin du travail à l'aube de ses trois mois, le coeur un peu lourd de le quitter si tôt, mais quand même assez léger car j'étais plutôt impatiente de connître mon nouveau travail, mes nouveaux collègues, etc. Et mon nouvel horaire me permet d'être une semaine sur deux à la maison, ce qui est vraiment une situation idyllique avec mes trois enfants !

Isaac porte admirablement bien son nom ! "Celui qui rit" est un bébé adorable, très très sociable et un véritable distributeur à sourire ! Il fait le bonheur de chaque personne qui le croise en lui offrant un beau sourire, un regard accrocheur, un vrai contact direct. C'est un bébé qui fait le pont entre ses deux frères, car comme Arthur, il est un bébé "facile", peu stressé, qui joue facilement seul ou qui s'occupe très bien avec ses frères, et comme Adriel, il est un bébé sociable, qui préfère être parmi les hommes que dans son parc, un bébé qui sait et montre bien ce qu'il veut. L'allaitement se poursuit vaille que vaille, moins évident que pour son frère avec qui j'étais restée jusqu'à 6 mois, mais on tient le cap malgré tout. J'ai lâché encore un peu de lest et et de prise sur cette situation pour qu'elle se passe surtout au mieux et sans négativité. Pour le moment, ça va, et c'est très bien comme ça. La diversification est amorcée mais a contrario de ses grands frères, Isaac boude un peu mes propositions, et voudrait déjà sauter sur mes tartines du matin, le bougre ! C'est aussi un bébé en pleine forme, pleine santé, et dont la croissance est impressionnante (il porte du 12 mois !), très éveillé, il ne lui manque plus qu'un peu de coordination pour passer au "quatre-pattes".

Beaucoup de parents de famille nombreuse nous avaient rassurés sur le passage deux à trois, et j'avoue qu'ils n'ont pas tout à fait tord. J'en parlerai plus en détail une prochaine fois !!

Isaac est un bébé incroyable qui est venu merveilleusement bien compléter notre petite famille. A présent, nous nous sentons comme les cinq doigts d'une main (comme le raconte aussi Marjoliemaman) et je me sens comblée en tant que mère. J'ai trois petits garçons magnifiques et admirables, chacun avec son caractère bien à lui, chacun dans sa singularité, chacun éveillant en moi des coups de coeur bien à eux ♥

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Posté par Saphaëlle à 15:58 - A vous ![0]
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Bore-out : en finir avec la honte

Voilà un long moment que je n'ai pas alimenté mon blog, un long moment ponctué de beaucoup de choses.

Notamment un arrêt maladie d'un an.

https://inspectiondutravail.files.wordpress.com/2015/08/be1.jpgJ'ai été diagnostiquée "atteinte de bore-out" ou ce qu'on appelle en français une dépression par l'ennui ou un syndrome d'épuisement par l'ennui.

C'est une sale petite descente aux enfers le bore-out. Et vous savez ce qui entraîne notamment cette chute ? La honte. La honte de dire aux gens qui vous entoure que vous vous ennuyez au travail. La honte générée par le jugement d'autrui, le qu'en dira-t-on. Comment, à l'heure actuelle, avec tout ce qu'on peut lire, entendre ou voir sur les difficultés d'accéder à un travail, comment peut-on OSER se plaindre d'ennui à son travail ?

On me rétorquait : "Mais tu as un travail garanti et tu es payée à ne rien faire, c'est la belle vie !". Et bien non, ce n'est pas la belle vie. C'est loin de l'être. Et ça l'est encore moins quand on se sent désespérément seul-e dans sa situation.

500x500xboredÁ mon travail, je pouvais passer de très longues périodes à n'avoir rien à faire, peut-être un courrier à taper sur la semaine. Et cela a parfois pris plusieurs mois d'affilée. Mes tâches n'étaient déjà pas très attrayantes, beaucoup d'encodage et de textes à taper, du blabla qui ne m'intéressait pas non plus vraiment. Et ces tâches étaient dépendantes du travail d'autrui, si cet "autrui" ne travaillait pas (pour X raisons valables), je ne travaillais pas. Ajoutez à cela une très mauvaise gestion du personnel, un état d'esprit très "fonctionnaire", une difficulté pour les mutations. Le pire finalement était les avantages liés à mon travail. De beaux et gros avantages. De ceux qui, finalement, vous donnent cette impression d'être enfermé-e dans une cage dorée...

Ne croyez pas que je n'ai rien fait pour changer tout ça. J'ai bien tenté, mais ma hiérarchie première se complaisait plutôt bien dans sa situation et quand j'ai contacté la hiérarchie 'suprême', cela m'a occasionné plus d'ennui qu'autre chose, mes collègues et mon chef ayant très mal pris mon initiative. Comprenez bien, j'avais été divulguer au big boss que je passais du très long moments sans ne rien faire, ce qui pouvait s'interpréter comme "nous" n'avons rien à faire. Malgré mes insistances à ne parler que de MOI et de mon propre rapport au travail.

Changer de travail ? Oui, j'aurais pu, et selon le médecin conseil j'aurais même dû. Parce que, je cite le médecin : "ça ne changera jamais votre situation, alors arrêtez de penser à votre future pension et faites ce que vous aimez". Mouais... j'ai envie de rétorquer que selon l'adage "quand on veut on peut", demain j'irai voler du haut d'un immeuble... La réalité est vraiment bien plus complexe qu'elle ne l'est. C'est un peu comme lorsqu'on envisage une séparation de couple. Sur le tapis, il n'y avait pas juste "moi et mon bonheur au travail". Il y avait aussi deux enfants en bas âge, une maison à payer, une voiture et son essence à payer, des assiettes à remplir, un compagnon qui peinait à garder un emploi stable (les problèmes du marché de l'emploi, je ne devais pas regarder très loin pour voir combien c'était compliqué car ça se passait déjà au sein de mon propre foyer), un avenir incertain alors que j'ai un travail nommé, des avantages liés à ma fonction impossible à retrouver ailleurs... Cela n'aide vraiment pas à tout plaquer pour faire ce que j'aime...

Dans la balance, mon bonheur au travail était peut-être important, mais à ce moment-là je n'arrivais pas à lui donner le poids réel nécessaire.

http://static.mensup.fr/photo_mensq/Burn-out-bore-out-travail-01.jpgEt cette situation a duré jusqu'à ce que je craque. Une goutte d'eau qui a fait déborder mon vase plus que plein, et je me suis retrouvée devant mon médecin à pleurer comme une petite fille en répétant "je ne peux plus y aller, je ne peux plus y aller, je n'y arrive plus". J'ai été effrayée de mon état. Mon médecin a noté "dépression réactionnelle". Et le psychologue qui m'a épaulée m'a fait découvrir la réalité : j'avais fait un "bore-out".

J'ai mis un an à m'en remettre. Un an avant d'envisager de revenir sereinement. Je suis passée par toutes les phases. Les premières semaines, j'étais mortifiée chez moi, morte de honte, je disais aux gens que je faisais une dépression, je n'osais pas dire la réalité. J'ai perdu des connaissances rien qu'à expliquer ma situation, des gens qui étaient dans des situations précaires avec perte d'emploi, gros tracas, à qui je disais que j'étais payée à ne rien faire et que ça m'avait coûté ma santé mentale. Impossible d'y croire avant de le vivre. Déjà que le burn-out a la dent dure et que beaucoup de gens tournent ça en dérision (mais dans quel beau monde vit-on...). Alors le bore-out, c'est le pompon !
Je me suis retrouvée persuadée que je mettais toute ma famille en grave danger, étant le salaire garanti du couple, prise de panique. Mon psychologue a passé pas mal de temps à détricoter mes angoisses. Á arrêter de croire qu'il était indispensable que je sois au travail. Á m'arrêter sur le chemin et à me reconstruire.

Petit à petit, j'ai repris confiance en moi. Ma confiance avait fondu comme neige au soleil : entre le manque de travail qui génère une espèce d'état de désintérêt, d'ennui et une impression désagréable de "ne servir à rien", l'oisiveté ambiante et la mauvaise gestion du personnel qui génère énormément de conflits (sans réels intérêts, les conflits...), cela sape le moral et finit par détériorer la positivité, ...

J'ai appris aussi que je pouvais vivre bien, avec moins, j'ai revu à la baisse la plupart de nos finances, j'ai arrêté de croire qu'on pouvait être heureux avec toujours plus (quand vous travaillez dans certains hauts-lieux, entouré-e de gens bien nantis, vous finissez par prendre le pli que l'argent est ultra important). Et je me suis reconstruite ainsi. Pas de médicaments, mais un bon soutien psychologique, avec un spécialiste du burn et bore-out, avec du sport pour évacuer le mauvais stress, de l'acupuncture (mais oui !).

J'ai finalement repris le chemin du travail. Et l'état d'esprit à mon boulot avait lui aussi évolué durant mon absence, avec une volonté de mieux réinsérer les malades longue-durée (la case dans laquelle j'ai été mise). Résultat, j'ai choisi un mi-temps parce que je ne souhaitais plus donner autant de temps de ma vie à cet emploi, tout en me permettant ainsi de conserver l'avantage d'un travail garanti, ce qui me rassure par les temps qui courent. Et l'on m'a proposé un mi-temps plus qu'intéressant, avec nouvelles fonctions, nouveaux collègues, nouveau lieu de travail. J'ai été impressionnée par cette évolution d'esprit, car c'est ce qu'on préconise pour le retour de personnes dans mon cas, qu'ils l'ont appliqué sciemment et intelligemment et qu'au final, nous en tirons tous beaucoup de positif : plus d'attrait et du travail à la clé pour moi, une employée qui revient en forme et motivée pour eux. Une situation "win-win" comme on dit en communication non violente.

http://www.joellehuaux.be/wp-content/uploads/2014/04/Alive-coaching.pngJ'en parle aujourd'hui, parce que je sais ce que je vaux, parce que je sais que je ne suis pas une "grosse fainéante", ni une "tire-au-flanc". Quand je suis arrivée là où je suis, j'étais pleine de motivation, pleine d'énergie positive, j'avais envie de bosser, je bossais bien et vite, j'apprenais bien et vite. Et je me suis retrouvée engluée dans cette situation et cette belle énergie, cette belle motivation se sont retrouvées écrasées sous le poids de la honte de n'avoir rien à faire de mes journées et de ne pas non plus trouver comment les combler réellement (et même de devoir faire semblant, car c'était mal vu de n'avoir rien à faire...). J'en parle parce que ça commence à se connaître, que j'entends déjà les ricanements et les critiques et que malheureusement, ça ne fait qu'empirer la situation, parce qu'on se retrouve à se taire, à s'enfermer dans son mal-être, à développer de la honte et de la mésestime, et parce qu'on a énormément de mal à trouver de l'aide pour gérer cette situation.

J'en parle pour ceux qui pourraient tomber sur mon témoignage parce qu'ils cherchent une explication à leur mal-être, sachent que oui, ça existe vraiment, et que non, ils ne sont pas de mauvais travailleurs : c'est leur emploi qui n'est pas adapté ou ne veut pas s'adapter à la situation. On peut s'en sortir, notamment avec l'aide d'un-e psychologue concerné-e par ces situations, formé-e pour. Que la confiance en soi, l'énergie et le goût du travail peuvent revenir vraiment, je veux dire VRAIMENT. Mais il est important de reconnaître son état, de le faire reconnaître et de modifier la situation. Mon psychologue m'expliquait que c'est une liste de situations qui génère un burn-out ou un bore-out et que parfois, il suffit qu'une seule des situations de la liste change pour que que le tout devienne mieux. Mais qu'il FAUT que ça change. Que ça soit de démissionner et travailler ailleurs, changer de service, changer de tâches, changer de lieu, etc.

 

 

Ne croyez pas que vous êtes un fainéant, que vous osez exiger d'autres choses, que vous devriez vous contenter de votre situation. N'écoutez pas ceux qui balaient votre situation, qui s'en moquent ou l'envient, vous avez le droit de ressentir ce syndrome d'épuisement, vous êtes légitime à le ressentir et vous avez le droit de demander que ça change.

 

Quelques articles sur le bore-out...

https://inspectiondutravail.wordpress.com/tag/bore-out/

http://www.lemonde.fr/emploi/article/2016/05/04/bore-out-voyage-au-bout-de-l-ennui_4913776_1698637.html

http://www.huffingtonpost.fr/2016/07/27/bore-out-mise-placard-ennui-au-travail_n_11179364.html

http://www.psychologies.com/Travail/Souffrance-au-travail/Stress-au-travail/Interviews/Bore-out-quand-l-ennui-au-travail-rend-malade

http://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Nouvelles/Fiche.aspx?doc=Bore-out-10-signes-qui-prouvent-que-votre-travail-vous-ennuie

Posté par Saphaëlle à 11:50 - A vous ![0]
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28 août 2015

Faire ses produits d'entretien soi-même

arton3414Ca fait bien longtemps que je souhaitais les faire ces produits... J'en parlais déjà au commencement de ce blog ! Mais le manque de temps, le rythme de la vie et cette impression qu'il s'agissait d'une vraie montagne m'ont toujours arrêtée.

Mon envie m'est revenue ces dernières semaines, alors que je suis pour le moment en repos chez moi. En effet, je ne pouvais plus me réfugier derrière les premiers arguments... Quelques rencontres bien à propos et la retrouvaille d'une "recette" d'une copinaute de mon forum adoré ont eu raison de mes dernières réticences !

Et alors que je vous écris, mon savon fond doucement dans mon eau qui chauffe, pour commencer la préparation de ma lessive fait maison.

Mais avant de parler d'elle, il faut que je rectifie un peu mes propos. En fait, au quotidien depuis un moment, j'ai doucement passé le cap de faire mes propres produits.

En effet :

- Je n'ai plus acheté d'adoucissant depuis au moins un an : je fais mon propre adoucissant à base de vinaigre. Une bouteille d'eau rempli à moitié de vinaigre, à moitié d'eau (1L pour une bouteille de 1,5L afin de secouer avant utilisation) et une dizaine d'huile essentielle de lavande vraie. Je vous rassure, moi aussi l'idée de mettre du vinaigre sur mon linge me rebutait au début ! Mais réellement, ça ne sent rien. Ceci dit, un linge propre n'est pas sensé sentir quelque chose, ce sont nos produits chimiques qui génèrent une odeur... J'aime bien employer ce système car dans ma région, l'eau est très calcaire et cela permet du coup d'entretenir ma machine ! Le linge reste doux, agréable et, promis, sans odeur de vinaigre ;-)

- Je n'ai plus acheté de produit pour mes vitres depuis bien plus longtemps. J'utilise toujours la dernière bouteille-spray avec un mélange de vinaigre, d'eau et une goutte de produit vaisselle. J'utilise aussi ce mélange pour nettoyer mes plaques vitrocéramiques, mes miroirs.

Les plus difficiles pour moi restaient la lessive et l'entretien du sol. Je n'ai pas été très enchantée par le savon noir pour mon carrelage, mais j'ai chez moi une version solide qui a du mal à se diluer, je devrais tenter une version liquide pour voir.

 

Bref ! Pour faire un bidon de lessive "maison" pour linge de couleur, selon ma copinaute :D (adapté avec mes proportions), pour linge normal, couleurs, etc.

  • 1 bidon de lessive 3 litre vide et propre
  • 40 gr de copeaux de savon d'Alep en copeaux ou poudre (ici savon de marseille véritable)
  • 2 litres d'eau chaude
  • 2 cuillères à soupe rases de bicarbonate de soude
  • (facultatif) une dizaine de gouttes d'huile essentielle (artbre à thé, lavande, citron, ...)

Dans une casserole, diluer les copeaux dans un fond d'eau prélevée des 2 litres. Essayez de diluer au maximum, mais au pire, les derniers copeaux se dilueront doucement dans le bidon. Versez le tout dans le bidon et compléter avec le reste des deux litres d'eau chaude. Ajoutez ensuite le bicarbonate de soude et l'huile essentielle. Secouez légèrement pour mélanger.

Laissez reposer 24H (bouchon ouvert). Le mélange va devenir gélatineux mais liquide quand même et normalement homogène. Secouez toujours votre bidon avant utilisation. Ne versez pas la lessive maison dans le bac prévu, mais mettez-là dans un doseur directement dans le tambour.

Pour la version "Linge blanc" :

  • 40g de savon d'Alep en copeaux ou poudre (ici savon de marseille véritable)
  • 2 litres d'eau chaude
  • 2 cuillères à soupe rases de cristaux de sodium
  • 2 cuillères à soupe rases de percarbonate de sodium
  • (facultatif) une dizaine de gouttes d'huile essentielle (artbre à thé, lavande, citron, ...)

Sur une base de 50 ml par lessive, on arrive à 40 lessives pour un bidon de 2L (super simple à retenir : 40 grammes de copeaux = 40 lessives !).

En plus de faire un pas supplémentaire vers une réelle écologie, il y a l'aspect économique qui n'est pas négligeable. J'ai fait un rapide calcul sur l'économie réalisée en produisant sa propre lessive. Je le base sur la lessive du magasin discount Lid* que j'emploie quotidiennement et qui est déjà assez économique. En face, je n'ai pris en compte que le prix du savon de marseille, que j'achète chez Ecoterre, car le bicarbonate de soude est acheté en gros volume et sert à tout plein d'autres choses aussi. Je n'ai pas compté l'huile essentielle, car facultative.

Grosso modo :

Achat de base

Prix

Nombre de lessives

Prix/machine

Form*l Marseille (L*dl)

3 litres

3,50 € (moyenne, selon les promotions)

40

0,0875€

Savon Marseille

600 gr

8,50 €

600 (1gr/machine)

0,0142€

Alors, ça vous tente ?

Vous pouvez trouver beaucoup d'informations chez Raffa ::: Le Grand Ménage :::, donc le livret est téléchargeable gratuitement, de nombreux livres existent également comme celui qui illustre mon article et que je possède (cliquez sur l'image). Et vous pouvez trouver de nombreuses boutiques bio comme Ecoterre, Zenéco ou Sebio qui vous aideront à passer le cap en vous fournissant les produits de base.

Posté par Saphaëlle à 21:49 - A vous ![9]
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19 juin 2015

Créer son propre agenda

Me revoilà pour un petit Do It Yourself que j'avais envie de vous partager :-)

Après avoir tenté la customisation d'un agenda déjà existant, j'ai été vite lassée par l'intérieur du livre qui ne répondait pas à mes besoins et n'était vraiment pas à mon goût. J'ai donc eu envie de le créer moi-même. La recherche et la réflexion a pris deux semaines, entre le style des feuillets, les sections que je souhaitais (tout a commencé par l'envie et le besoin d'un répertoire 'papier'), le système d'attaches, ... Comme d'habitude, Pinterest fut mon grand ami dans cette recherche ! Je vous mettrai tous les liens que j'ai trouvés en fin d'article.

Les différents documents qui ont composé mon agenda sont tirés de ce site. Grâce à office 2013, j'ai pu modifier légèrement les PDF, puisqu'on peut à présent ouvrir un pdf dans word. Certes, on ne peut pas tout modifier, mais j'ai pu intégrer des zones de texte blanches, pour effacer ce qui me déplaisait et intégrer le texte que je voulais. J'ai opté pour un format A5 et j'ai donc préparé des documents word pour imprimer correctement en recto-verso. De cette manière je gagnais aussi en terme de feuilles et d'encre à utiliser et l'agenda était plus transportable sous ce format ;-)

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En toute honnêteté, ce n'est pas un agenda qui ne coûte trois fois rien, malheureusement. Parce que j'ai choisi d'imprimer les pages en couleurs, et que je ne suis pas loin de 50 pages en couleurs, si je ne compte pas les ratés, les tests, ... Si j'avais choisi dans l'économique, j'aurais soit customisé un agenda peu cher, ou imprimé en N/B, mais c'était mon envie d'avoir un agenda très coloré.

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Pour le reste de sa création, j'ai dévalisé Action et Hema :-D . J'ai craqué sur des post-it placés sur une fiche en carton trouée, mais finalement j'ai utilisé une autre planche de post-it, plus "girly", pour rester dans le thème des couleurs de mon agenda. Les feuilles colorées et cartonnées de Hema m'ont permis de faire les intercalaires et couvertures. Et j'ai trouvé une pochette en plastique pour insérer crayons et bics, que j'ai perforée pour la mettre dans l'agenda. C'est super coloré et flashy, c'est ce que je souhaitais pour mon agenda en ce moment. J'ai terriblement besoin de couleurs et de leur gaieté :-)

Pour la reliure, ça a été le casse-tête de départ. Je n'arrivais pas à me décider. Je n'avais pas envie d'acheter un objet spécifique pour ça (autant miser sur le filofax alors, déjà fort customisable), mais je n'étais pas emballée par les exemples de reliures trouvés sur le net. Je voulais pouvoir garder le loisir de modifiermon agenda comme je le voulais. Et puis mes yeux se sont arrêtés sur une ancienne petite farde A4 en plastique transparent. Une fois l'agenda préparé, je n'ai plus eu qu'à couper le superflu de la farde pour garder un format A5.

Je me suis aussi prise un peu la tête pour la fermeture de l'agenda. En effet, la farde initiale n'étant pas très rigide et ne comportant que deux anneaux, les pages allaient inévitablement bouger. J'ai laissé tomber le joli petit bouton que j'avais envisagé d'installer (pour une fermeture comme ceci) et j'ai opté pour une fermeture avec un élastique, à la manière des fardes à rabat. J'ai d'ailleurs lâchement volé son élastique à une pauvre farde qui passait par là......, j'ai fait une légère encoche à l'arrière, bien au milieu, pour y insérer les deux extrêmités.

J'ajoute aussi que j'étais aussi à la recherche d'un porte-cartes correct, car mon tout jeune métier me demande de garder de nombreux contacts, donc j'ai un paquet de cartes de visite. Alors plutôt que de multiplier les supports, j'ai fait une section pour ça. Rien de difficile, j'ai repris de vieilles chemises A4 spéciales cartes de jeux de mon fils (style farde pokemon, celles-là avaient été trouvées en brocante) et j'ai coupé une partie pour garder un format A5 et 4 pochettes utilisables pour des cartes de visite.

Au niveau du design général, je sais que je risque de me lasser à un moment, alors j'ai déjà pallié à cette possibilité en trouvant d'autres paquets de papiers cartonnés (destinés à du scrapbooking), si jamais je veux changer un peu le style, il suffit de changer les intercalaires ;-)

 

Trève de blabla, voici l'ensemble terminé !

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J'ai terminé le tout en imprimant quelques citations qui m'inspirent en ce moment, que j'ai collées au dos de chaque couverture/intercalaire et entourées de masking tape.

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Pour terminer cet article, je vous laisse en vrac les différents sites que j'ai visités, les liens qui m'ont inspirée, les documents qui peuvent être téléchargés (notez qu'il y en a peu en français, malheureusement Pinterest reste une mine d'or....en anglais).

Enjoy :-)

http://blog.worldlabel.com/2012/organizing-planner-the-harmonized-house-project.html
http://diyhshp.blogspot.be/search/label/Printables
http://www.tinasdynamichomeschoolplus.com/2013/06/29/week-at-a-glance-form/
http://www.apairofpears.com/2011/11/for-taking-to-do-list.html
http://www.theprettyblog.com/style-and-home/diys-and-printables/
http://savedbylovecreations.com/wp-content/uploads/2013/09/ThingsToDo.jpg
http://witandwhistle.com/2012/05/02/diy-to-do-list-notepad/
http://elizaellis.blogspot.com.au/2014/02/home-organizer-contacts-address-book.html
http://elizaellis.blogspot.com.au/p/free-printables_27.html
http://anounceofcreativity.blogspot.be/2012/02/tutorial-birthday-book-card-holder-all.html
http://www.elizabethannedesigns.com/blog/2008/12/04/diy-entry-41-seating-card-rolodex/
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Posté par Saphaëlle à 23:45 - A vous ![7]
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09 avril 2015

La malédiction du coiffeur

(Initialement, j'avais écrit comme titre "La malédiction du coiffeur, le retour...", mais je me suis subtilement rappelée que je n'avais jamais écrit avant là-dessus, alors pour paraître moins idiote, j'ai effacé "le retour...".)

(J'ai failli commencer par "Alors voilà", mais je ne peux me résoudre à emprunter ce joli début à cet exceptionnel médecin...)

(Oui désolée, aujourd'hui j'ai la parenthèsite aiguë mais promis je me soigne !)

Originale

Crédit photo : voir lien en bas

Donc. La dernière fois que j'ai été chez la coiffeuse pour moi, pas pour les petits, ça remonte à un moment. A la louche, deux ans. Je ne suis pas une assidue du coiffeur, pas une motivée de la brosse ronde et encore moins une accro aux produits de cosmétique chevelue. J'aime m'amuser parfois avec mes cheveux, comme les chignonner ou les tresser, mais voilà quoi. En plus, je suis de celles qui jouent au yoyo avec leurs cheveux : un coup je les laisse pousser jusqu'à plus de souffle (ça donne une tignasse filasse, fourchue et qui peine durement à atteindre le bas de mes épaules), un coup je les fais couper très courts, j'envoie tout balader et je ressors avec un kilo de moins. C'est une des raisons qui font de moi une cliente infidèle, forcément.

Mais la raison principale qui me rend infidèle et me fais changer de coiffeur comme de coupe, c'est l'incapacité de ressortir de chez eux avec une réelle satisfaction. Attention, je me suis pas mal soignée, j'ai essayé de comprendre et mis toute mon empathie sur la table, cet article m'a encore aidée il y a quelques temps et je me suis beaucoup basée dessus pour ce dernier rendez-vous qui s'est produit hier... malheureusement, malgré une discussion qui me semblait arriver à ce que je souhaitais, malgré mon gros effort à faire confiance en la bienveillance de ces coiffeuses, je suis ressortie de là, vraiment dépitée. En fait non, il faut préciser (parce que je vous vois déjà bondir avec des "mais pourquoi tu n'as pas réagi tout de suite ?!?"), je suis ressortie toute heureuse et puis quand les artifices sont tombés, bardaff.....

J'avais envie de colorer légèrement mes cheveux avec l'arrivée du soleil, j'explique mes craintes et réticences de débutante, mon besoin de voir un peu de couleurs mais pas de changer complètement de couleurs, etc. Sur la palette, elle me montre une mèche, et m'assure qu'il s'agit de ma couleur mais avec plus de reflets dorés, ce qui permettra à ma chevelure de bien briller, etc. Sur la mèche, ça me semble nickel. Dans le salon, sous éclairage artificiel, idem, ça a l'air sympa.

Mes cheveux avaient vraiment besoin d'être coupés, mais je voulais me forcer à garder ma longueur, durement acquise et ne pas succomber à mes travers et ressortir les cheveux courts. Je commence à discuter dégradé dans les cheveux, pas juste devant mais un peu partout, et en gardant une petite longueur de base pour que je puisse les attacher au besoin. Ça me semblait facile, et j'ai déjà eu ce type de coupe que je trouve sympa quand on a le cheveu super fin et filasse et sans mouvement et sans rien grand chose pour se mettre en valeur tout seul... Les premiers livres donnés pour m'inspirer ne présentent que les dernières coupes courtes tendance, les coiffures asymétriques surtout. Ça m'amuse de me dire qu'elle me donne des idées de coupe courte alors que je demande le contraire, je ne m'offusque pas (je suis une cliente gentille la plupart du temps :D), et je magasine tranquillement, mais en me demandant quand même dans un coin de mon esprit si elle s'est rendue compte qu'elle n'avait pas répondu à mon attente mais soit. Elle s'en rend compte après quelques minutes et me propose un 3e livre avec coupes longues. Chouette. Sauf que 90% des coupes étaient bouclées, bien bouclées, alors qu'on avait préalablement décidé ensemble que je n'irai pas vers du bouclé, mon cheveu n'étant vraiment pas adapté. Et dommage pour moi, la seule coupe "dégradée" cheveux raides qui me plaît, n'est apparemment pas possible pour mon cheveu non plus, because fin, filasse, blabla.  Donc, on entame la coupe avec cette idée de dégradé, mais assez floue finalement, et un peu mal à l'aise, je dis à la coiffeuse que je me décide vraiment pour ça mais que je lui fais confiance pour ajuster au mieux selon mon cheveu (qui n'a pas l'air d'être le plus sympa des cheveux du monde...).

J'aurais dû probablement me méfier de la façon dont elle coupait, sur le fait qu'elle ne coupait finalement pas beaucoup et usait un peu trop de son ciseau à effiler. J'aurais dû me méfier de la proposition de brushing façon boucles et de l'insistance sur ma couleur qui était vraiment MA-GNI-FI-QUE. Et je me dis qu'elles y croyaient vraiment peut-être. Le fait est qu'une fois le brushing "tombé" (chez moi, environ 1 ou 2h.....), je me suis retrouvée avec une chevelure informe, faite de "plateaux". Après mes lavage et séchage habituels, en laissant tomber mes cheveux naturellement, j'avais un côté plus court de 5-6 cm, sans forme, comme une grosse masse de cheveux et aucun dégradé visible. La couleur ? Finalement à la lumière du jour, j'avais un ton plus foncé que ma couleur naturelle et aucun reflet, donc un bel effet casque qui me durcissait le visage. Je n'ai pas fait de photos hier, mais grosso modo, ma coiffure ressemblait un peu à cette demoiselle.

Le lendemain, n'en pouvant déjà plus, je suis retournée chez un autre coiffeur, en fait ils sont deux, et j'ai rencontré de vrais pros. Je ressors de là avec [ENFIN] un vrai dégradé et une couleur, proche de la mienne mais avec de vrais beaux reflets acajou cuivré, et enfin [peut-être] réconciliée avec les salons....

(Oui, oui, je vous entends là-bas au loin, me demandant si je suis retourner taper du poing chez l'autre coiffeuse ! Et bien non, je l'avoue, je ne suis pas retournée me fâcher, et sans vraiment trop de honte, d'abord parce que la personne proche de moi, qui m'a conseillée, semble s'y plaire à 200% (j'imagine qu'elles maîtrisent bien les coiffures asymétriques et que le classique ne doit plus trop rentrer dans le cursus des nouveaux élèves....).

Et puis surtout, parce qu'auparavant, TOUTES mes dernières expériences de salon de coiffure se résumaient à ça :
- me faire embobiner puis coiffée,
- puis encore bien embobinée par un brushing qui semble super et une façon de montrer l'arrière qui met en valeur
- puis découvrir la réalité de la situation une fois mes cheveux coiffés par moi-même, relavés, etc.
- retourner taper du poing, me faire rembourser ou recoiffer.

Et tout ça, bin ça pompe une énergie énorme, d'autant que ça ne porte finalement pas ses fruits, car j'ai testé à plusieurs reprises certains salons, me disant qu'on a droit à l'erreur, qu'on s'est mal compris, que j'ai dû mal expliquer mes besoins, mes envies, etc., mais qu'au final, je revis la même situation et je tombe sur des personnes ne se remettant pas en question. Mon énergie a donc été perdue.

Oh my god ça existe vraiment une nuque rasée ????

Je ne vous ai pas raconté la fois où j'ai voulu un carré plongeant, genre très plongeant, limite "manga", et que je suis ressortie avec une espèce de carré informe et sans réel plongeant. Que j'y suis retournée trois jours d'affilée me faire coiffer gratos pour réparer le truc et que je me heurtais à une coiffeuse qui tenait mordicus qu'elle ne pouvait pas aller au-delà de mon implantation (qui commence, comme toutes ou presque, au bas de nuque, apparemment, l'idée de raser ma nuque était inimaginable...), que ma demande était impossible, et qui s'obstinait à me couper comme un espèce de carré "dégradé", l'arrière finissant par ressembler à un arrière de coupe courte garçonne et qu'elle m'entourloupait en mettant son miroir du haut vers le bas pour donner le change ?

J'arrête là, car rien que d'y penser, j'ai encore les poils qui se hérissent et la mâchoire qui fait GRRRR ;-)

 

 

Allez pour terminer mon "moment pleurnicheries", je vous file un petit article bien sympa que j'ai lu en cherchant des infos sur les coupes ratées : Comment rattraper une coupe ratée

Et puis, ooooh une coupine de coupe de cheveux ratées ;-)

Et surtout, parce qu'ils le valent bien, le salon génial qui a rattrapé magnifiquement le coup ;-)

Louasse CoiffureSans

Posté par Saphaëlle à 14:32 - A vous ![2]
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