Ma vie selon... moi !

20 décembre 2011

Ma découverte de la kinésiologie

kinesiologie

 

J'avais très envie de raconter ça, parce que vraiment ça m'a bouleversée, ça m'a touchée, intriguée...... Cela se passait il y a déjà de nombreux mois, au printemps dernier, avant la conception du crinchon.

Nous sommes donc arrivés un jour mon fils et moi chez cette femme, la salle d'attente en disait déjà long sur la personne, les brochures présentes étaient dans un état d'esprit comme le mien, et à travers la porte légèrement entrouverte, j'entendais une voix douce, calme, attendrissante.

Nous rencontrons enfin cette kinésiologue (qui a plusieurs casquettes). Dès le premier contact, je suis à l'aise, elle parle avec douceur et respect envers mon gnome, il peut toucher à tout, elle lui explique. Nous brossons son tableau, d'abord d'un point de vue symptômatique, tout ce qui s'est déclenché depuis son entrée à l'école. Puis nous allons un peu plus en profondeur et traversons succinctement son arrivée dans la vie. Ses regards, ses micro-commentaires, ses haussements de sourcils, tout respire l'empathie, elle revit avec moi ces moments. Dès qu'on a terminé de brosser ce tableau, je vois qu'elle a déjà ciblé et compris, et je sais au fond de moi. Elle me demande de revenir sur sa naissance, et mes larmes débordent sans même que je les sente venir. Encore des mots doux, un mouchoir tendu, un silence de compassion et d'écoute. Nous comprenons mutuellement combien notre fils est intimement lié à notre malaise personnel. Elle schématise simplement par un carré représentant son malaise et une grande bulle autour représentant le nôtre. Tant qu'on n'aura pas nettoyé toute cette bulle, elle n'arrivera pas à accéder à son malaise personnel, puisqu'il porte lourdement, très lourdement le mien et celui de l'Homme. Je lui apprends notre intention d'avoir un second enfant, elle explique qu'il est d'autant plus urgent de s'occuper de moi, sinon ce second enfant portera mes peines non pas comme le gnome à la naissance, mais dès sa conception, il grandira dans mon ventre avec mes craintes, mes peurs, mes angoisses et aura déjà ce bagage en franchissant l'entrée dans la vie. De toute manière, quand j'irai mieux, mon fils ira déjà beaucoup mieux et elle s'occupera alors de ce qui le ronge encore, en dehors de tout cela.

Nous allons donc vers sa table pour entamer la séance. Le gnome vadrouille, semble n'en avoir rien à faire. Qu'à cela ne tienne, la jeune femme reste merveilleusement patiente, le laisse promener où bon lui semble, toucher à tout, jouer dans son coin. La séance débute par une forme de diagnostique, elle touche mon corps, touche les points d'acuponcture, étudie chaque endroit, et puis calcule, et vérifie enfin, et c'est lourd à entendre : je suis au bord du gouffre, mon corps est au bord du gouffre et est complètement encombré par toute cette souffrance. Nous entamons la kinésio, et très vite des torrents de larmes sortent, elle me demande mes premières émotions, mes sentiments, je lui donne quelques mots entre deux larmes, elle me propose de me taire et juste de la reprendre si elle fait fausse route. Elle ne fera jamais une seule fois fausse route ! Je ferme les yeux et laisse sortir chaque larme violente, et l'entend parler pour moi "pourquoi ça m'arrive à moi", "pourquoi mon corps m'a lâchée", "pourquoi ne suis-je pas capable de mener ma grossesse correctement, moi qui rêvait d'être mère depuis si longtemps"....... Et je pleure, je pleure profondément.

Et puis au loin, on entend un autre pleur. Un pleur que je n'ai jamais entendu, mon fils, dans un coin de la salle d'attente, pleure à chaude larmes, des larmes que je n'avais jamais vues, jamais entendues jusqu'à présent. Elle me regarde et me dit "Votre fils pleure pour vous, pour votre souffrance". Elle part le chercher, lui dit doucement qu'il ne doit pas pleurer seul, qu'on est là pour l'accompagner et pleurer avec lui et le réconforter. Il arrive rapidement, grimpe directement sur moi et se couche le long de mon corps. Moi je pleure toujours autant, mais entre mes larmes, je le vois me regarder comme jamais. Un regard que je n'avais jamais vraiment vu, mon fils était en train de plonger en moi et d'un coup, j'ai ressenti ce lien. Ce lien maternel qui m'a toujours fait défaut, j'ai ressenti combien ce bonhomme et moi étions liés, dans notre chair, dans notre tête. Ce fut le moment le plus exceptionnel qu'il m'est été donné de vivre avec mon fils. Je n'aurais jamais pu le croire autrement, je n'aurais jamais pu en être aussi certaine qu'à ce moment-là, où j'ai enfin compris combien notre fils portait notre fardeau, nos peurs, nos angoisses, notre douleur, combien ce petit être nous était autant dévoué. Tellement dévoué qu'il portait pour nous toute cette horreur créée ce jour-là. A ce moment là, la kinésio a fait un petit travail sur lui, à travers ses doigts et de la même manière, a exprimé le ressenti du petit par des mots simples, mais terriblement justes.

Mon bonhomme gigotait sur moi, me grimpait dessus, descendait, remontait, se réajustait contre mon corps, et pour la première fois de ma vie, ça ne m'a pas fait mal. Il a toujours été très "brute" dans ses élans d'amour et cela me faisait parfois mal, les coups de pied, les coups de bras ou de tête. Ici pour la première fois, à aucun moment, je n'ai ressenti de la douleur, je ne ressentais qu'un bonheur inimaginable.

La séance s'est poursuivi avec un ré-équilibrage de mon corps et mon fils participait à tout ça, il reproduisait les gestes de la kinésio. Il est même allé chercher les pierres et me les a placées, sans aucune directive de la kinésio, comme ça, de lui-même. La femme m'a trouvée très ouverte à tout cela, car j'ai ressenti physiquement des choses que je n'aurais pas cru. Quand elle touchait par exemple un certain endroit de mes tempes, ma main droite s'endormait immédiatement, parfois c'était la machoire, parfois l'autre main. Elle me disait que je dégageait beaucoup car elle-même ressentait tout dans sa main, son bras, cela lui faisait presque mal.

Un dernier point qui aurait détruit tout scepticisme si j'en avais eu, et sur lequel j'ai été vraiment ahurie. Elle expliquait plus tôt combien garder ses émotions étaient néfastes pour notre corps et que cela ressortait par après sous forme de maladies. Je l'approuvais en lui disant que ça avait déjà été mon cas depuis la naissance du gnome. Sans lui dire ce dont je parlais. Elle termine sa séance par le bas du corps, et en un seul toucher au niveau de ma jambe, elle se saisit et me dit "oulaaah vos intestins, ça va ou pas ? Vous avez toujours des soucis d'intestins ?" Cette maladie que je n'avais pas dite, c'était le syndrôme du colon irritable diagnostiqué l'an passé, et dû à mon stress. Elle n'avait pourtant pas touché mon ventre, rien du tout, juste un certain point sur ma jambe relevée. Mes intestins sont très mal en point et sont la représentation physique de mon mal-être. Elle dénote aussi presque à coup sûr une intolérance au lactose depuis toujours mais jamais découverte. Ma fatigue, mes épuisements, mes manques de vitamines, mes irritabilités, mes constantes mycoses vaginales, tout pourrait venir de là.

Je ressors donc de là avec une "ordonnance" de fleur de bach (là aussi terriblement intrigant la façon dont elle "calcule" quelle fleur, combien de gouttes, combien de temps !!!!!) et un conseil très fort de stopper le lait sous toute forme.

Elle nous a dit que nous serions tous les deux très fatigués après la séance, ça n'a pas manqué. J'étais vidée, complètement. J'ai repris substance seulement quelques jours après, j'étais dans un état second. Le gnome, lui, a littéralement comaté durant le trajet du retour en voiture. Il ne dormait pas, n'était pas réveillé, il était entre les deux, je l'ai appelé 2-3 fois mais il était vraiment vidé lui aussi. Une fois rentrés, il a tenu absolument à plonger dans un bain, et il a "repris" de la force avec lui, et est redevenu comme à l'habitude.

Au soir, dans son lit, il ne voulait pas y rester alors je lui ai proposé de venir me coucher près de lui. Il m'a regardé droit dans les yeux, alors je lui ai dit : "quelle journée aujourd'hui !" On a beaucoup pleuré hein ? Maman a pleuré, tu as pleuré, et ça nous a fait du bien hein ? Et il m'a fait un sourire à mourir et m'a dit "oui". Un gros bisou et puis il a voulu que je le laisse................


Ca a vraiment été une expérience très très particulière, très riche, terriblement intense.

 

Pour plus d'infos, ici, ici et ici.

 

 

La naissance de mon premier enfant a été marquée par une violente angoisse, une pré-éclampsie a été révélée le jour même, et des mesures d'urgences ont été prises, vérification intense des paramètres, pour finir en césarienne en urgence, 24h en soins intensifs, et 1 mois de néo-natalogie pour notre bonhomme qui pesait à peine le poids d'une bouteille d'eau à sa naissance. Il n'y a pas besoin de décrire ou de souligner plus l'état dans lequel j'ai été durant de nombreux mois à la suite de cette naissance, les malaises, les douleurs, les angoisses qui en ont découlé. Quand je dis que le maternage nous a sorti la tête de l'eau, je ne prends aucun mot à la légère.

Posté par Saphaëlle à 08:00 - A vous ! [1] - Permalien [#]
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Commentaires

  • kinésiologie

    je viens de lire ton article très intéressant, en tant que magnétiseur, j'y ai retrouvé des similitudes, avec le côté: se trouver dans du coton, entre deux, , cet état dit segond etc. mes clientes aussi ressentaient ça.
    Tu es capable de faire de même, un jour cela viendra quand tu seras en accord avec toi;
    je ne pratique plus maintenant, cela me fatiguait trop et puis j'ai trop bougé pour pouvoir garder une clientèle;
    je suis sûre que après cette rencontre ta vie à changé, ce n'était pas le hasard.
    A plus.

    Posté par marie341, 01 octobre 2013 à 15:38

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